La docteure de Block et ses remèdes miracles !

La docteure de Block et ses remèdes miracles !

Pour son ministère, la Dre De Block a prescrit un remède de cheval : une saignée de 1,7 milliards d’euros dans la Sécu. La patiente a très largement souffert de cette cure.

Ainsi, le Gouvernement MR/N-VA a mené une politique de santé qui a clairement nui aux patients, aux hôpitaux et plus largement à tous les professionnels du secteur de la santé. Les soins de santé sont devenus plus chers, moins accessibles. Le prix de certains médications essentiels pour les patients chroniques ont explosé. Les restrictions budgétaires ont été pratiquées sans relâche, sans compter l’abaissement de la norme de croissance dans le budget des soins de santé. #MerciMaggie !

À cela s’ajoute, une mise sous pression du modèle de concertation, à la base de la sécurité tarifaire, qui a engendré une augmentation du nombre de prestataires non conventionnés. Et donc aussi une augmentation des suppléments d’honoraires facturés aux patients aussi bien pour une consultation au cabinet que lors d’une hospitalisation. Les plus pauvres d’entre nous n’ont plus les moyens de se soigner, la santé sous un gouvernement libéral est devenue un luxe réservé aux riches. Actuellement, 1 belge sur 4 reporte son traitement ! #MerciMaggie ! 

Le budget pharmaceutique a dérapé de près de 1 milliard d’euros entre 2015 et 2019. Le dépassement n’a été que partiellement résorbé : le Gouvernement Michel et la Ministre De Block laissent une note de près de 600 millions à charge du budget des soins de santé et de la Sécu ! Les cadeaux faits aux entreprises se sont faits sur le dos de nos soins de santé. #MerciMaggie !

Ce n’est pas tout :

  • Relèvement ou non-remboursement du prix de certains médicaments en augmentant la part à charge du patient de 9% en moyenne. 
  • Augmentation des prix des consultations chez les médecins spécialistes. 
  • Relèvement du plafond de l’intervention personnelle du maximum à facturer (limite des dépenses de santé à charge du patient). 
  • Suppression de l’obligation d’appliquer le tiers payant pour les malades chroniques. Réduction d’un demi-jour de la durée de séjour à l’hôpital pour les accouchements ordinaires.
  • Décision de désinvestir dans le Dossier Médical Global (DMG), qui permet aux personnes de 45 à 74 ans de bénéficier d’un bilan de santé dans le cadre d’une meilleure prévention.

#MerciMaggie !

Pour la Ministre De Block, la santé des flamands prime !

Le Gouvernement MR/N-VA a restreint l’accès aux études de médecine alors que la pénurie est une réalité en Wallonie. Il a balayé l’avis de scientifiques qui estimaient que plus de numéros INAMI devaient être attribués à la Wallonie. Il a imposé un filtre aux études de médecine et dentisterie à la Fédération Wallonie-Bruxelles et a fixé un verrou supplémentaire à la fin des études pour que les quotas ne puissent pas être dépassés. Avec des conséquences désastreuses pour les étudiants qui auront réussi 6 années d’études et qui ne pourront pas exercer la médecine. Mais aussi des conséquences désastreuses pour les patients, et particulièrement pour les patients francophones du pays, qui auront plus de difficultés à se faire soigner. #MerciMaggie !

Enfin, il a décidé que les quotas de médecins ne seraient désormais plus fixés en fonction des besoins mais uniquement en fonction de la population dans chacune des Communautés… on fait donc comme s’il n’y avait pas de pénurie de médecins en Wallonie ! #MerciMaggie !

Grâce à Maggie De Block, les pratiques médicales plus répandues en Flandre ont été favorisées par rapport à celles pratiquées en Wallonie : un moratoire a été imposé aux maisons médicales, dont le développement est plus important au Sud du pays. Un moratoire qui a finalement pu être levé, la Ministre de la Santé ayant bien dû reconnaître leur utilité pour l’accès aux soins des personnes les plus fragiles. La Ministre a tenté de restreindre le remboursement du dépistage du cancer du sein parce que les pratiques sont différentes en Flandre. #MerciMaggie !

La Ministre De Block complique la distribution de pilules du lendemain dans les centres de planning familial

Quelque 15.000 pilules du lendemain sont délivrées chaque année dans les plannings familiaux de la FWB. Se rangeant à l’avis de la ministre De Block, le Gouvernement refuse de permettre aux centres de planning familial de continuer à distribuer légalement la pilule du lendemain sans la présence d’un médecin et complique donc inutilement la procédure permettant aux femmes de disposer de leur corps.#MerciMaggie !

La presse s’est est fait largement le relais, si une casserole poursuit bien Maggie De Block ces dernières semaines, c’est bien ce que nous pourrions appeler « l’affaire des masques ».

 

Alors qu’un stock stratégique de masques avait été détruit suite aux ordres de la Ministre, elle n’a pas cru bon le renouveler pour des raisons bassement budgétaires, en jouant avec la santé de la population. Il était évidemment essentiel pour des raisons de santé publique que ce stock soit renouvelé, mais pourquoi ne pas avoir offert ces masques, avant la date de péremption, à des institutions qui en auraient eu l’usage ? Dans la famille De Block, attend-on la date de péremption de sa carbonade flamande pour ne pas la manger et directement la jeter à la poubelle ?

Quel manque de prévoyance, quelle manque d’anticipation de cette crise et que de preuves de mauvaises gouvernance de la part de la Ministre et de son Cabinet. Ministre qui se confond en excuses toutes les plus farfelues les unes que les autres. « C’est pas moi, c’est les autres… »

Alors que des gens meurent et que des milliers d’autres risquent leur vie chaque jour, la Ministre est incapable d’organiser un dépistage du personnel de première ligne et des patients d’une manière globale. Une ministre de la Santé devrait être le chef d’orchestre en cas de crise, celle qui donne le ton et donne le rythme. Madame De Block comment fausse note sur fausse note dans cette vraie cacophonie, elle n’est absolument pas la leader qu’elle devrait être.

Et que dire de ce mépris à l’égard de la communauté scientifique qui ose critiquer son approche laxiste en les appelant lâchement des « drama queens ».

 

Ou de ce manque total de transparence vis-à-vis des scientifiques, les épidémiologistes ont en effet dû batailler pour obtenir des informations essentielles ?

 

Plus grave, la Ministre a fait preuve d’un grave manque de considération face aux signaux d’alerte envoyés régulièrement par le personnel soignant.

Au final, la mauvaise gouvernance de Maggie de Block témoigne de son mépris absolu du personnel de première ligne. Elle met en danger non seulement le personnel soignant mais aussi les patients. C’est à se demander si elle n’a pas oublié son serment d’Hippocrate en tant que médecin…

 

Ce que nous demandons, en tant que Jeunes Socialistes, ce n’est pas la démission de la Ministre, qui serait de toute façon remplacée par un personnage libéral avec le même cabinet, mais un réel changement de politique en matière de santé. Pour que le patient compte, pour plus de solidarité, pour protéger les plus faibles et surtout pour un refinancement massif des soins de santé.

CARTE BLANCHE – « PUKKELPOP Où (BONNE) MUSIQUE RIME AVEC (MAUVAISE) POLITIQUE. »

Cet été, au Nord et au Sud, l’agenda des jeunesses politiques était bien différent ! 

D’un côté, au Sud, le MJS décidait de participer au Festival des Solidarités à Namur, qui comme son nom l’indique prône la fraternité, la cohésion et plus largement les valeurs de l’Humain et du vivre-ensemble dans un monde plus durable et vert. Des associations y sont présentes, toutes unies par un lien progressiste. Nous y avons passé un weekend formidable ! Le seul incident à y déplorer est le manque d’eau potable : la vague de chaleur a en effet causé de longues files d’attente aux divers points d’eau mis à disposition par l’organisation. 

De l’autre côté, au Nord, le Vlaams Belang Jongeren s’empare du festival Pukkelpop à Kiewit pour en faire une arène politique bas de gamme. Autant il aurait été admissible et même compréhensible que des drapeaux flamands soient visibles dans le camping et sur le site du festival, autant la distribution systématique (et qui tient presque de la propagande !) de drapeaux flamingants -au design plus graphique et entièrement noirs- est totalement déplacée pour ce genre d’événement récréatif. 

Que dire aussi du traitement réservé à Anuna De Wever ? Insultée après qu’elle ait été invitée à prendre la parole sur scène, elle a ensuite été harcelée. Sa tente et ses effets personnels ont été saccagés et ses amis et elle ont reçu des menaces. Plainte a été déposée et une enquête est ouverte au pénal par le Parquet. On sait que cette figure du mouvement climatique est une cible récurrente du parti d’extrême-droite flamingant. La victime était donc toute désignée pour eux… La violence et l’intimidation ne sont pas tolérables et tolérées ; celles-ci sont instrumentalisées dans un but partisan de l’extrême. Il n’appartient pas et il n’appartiendra jamais, en démocratie, à violence, sous quelque forme qu’elle soit de dicter ce qui est audible ou ce qui ne l’est pas dans la sphère publique. 

Un festival de musique tel que Pukkelpop n’est certainement le lieu pour instaurer un climat de rejet, de haine et de peur. Quand le Vlaams Belang Jongeren décrète fièrement sur son compte Instagram que « de camping is van ons » avec une vidéo des divers drapeaux flamingants, le ton est donné : c’est celui du repli sur soi et du rejet de l’autre. Quelle phrase peu adéquate quand on sait que l’an passé, au sein du même festival, des chants racistes s’étaient faits entendre dont le fameux « Handjes kappen, de Congo is van ons »… Si ce n’est pas de la provocation, ça y ressemble très fort ! Nous sommes en présence d’une réelle appropriation culturelle liberticide et d’une institutionnalisation de l’exclusion.  

Non contents de ces événements, les jeunes du VB annoncent déjà qu’à l’avenir, les distributions de tels drapeaux flamingants seront plus nombreuses. Cela signifie encore plus de rejet de l’autre dans ses différences et encore plus de tensions communautaires. 

En tant que Jeunes Socialistes, nous condamnons fermement ces irruptions de plus en plus fréquentes de signes flamingants dans des événements qui se devraient d’être unitaires. Nous défendons une Belgique unie, celle de la diversité, du respect de l’autre. 

Qu’il soit bien entendu que nous avons le plus grand respect pour l’identité flamande et pour l’autonomie qu’il est loisible à cette Région de prendre dans le cadre que permettent les richesses de notre État fédéral. Il est tout aussi clair que nous sommes conscients du besoin qu’a la population flamande de revendiquer son identité, le respect et la promotion de sa langue. 

Mais ceci ne doit pas se faire au détriment d’une population! Et il est dans notre ADN de Socialistes de croire que ceci doit se faire dans le respect de l’autre, en toute fraternité… pour que toute cette histoire ne se termine pas en combat de coqs ! 

FICHE INFO – FÉDÉRALISME VS CONFÉDÉRALISME

Au lendemain des élections, les résultats sont flagrants et plutôt parlants : le nord du pays prône pour un « confédéralisme », alors que le sud du pays se veut fédérateur ! Ok, prenons-en bonne note, mais avant tout, essayons de mieux comprendre ce que cela signifie… et puis, posons notre avis !

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