Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture !

Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture !

Ce 29 septembre marque la première journée internationale dédiée à la sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture. En effet, en 2019, la 747ème Assemblée générale des Nations Unies a décidé de décréter ce jour afin de marquer le coup d’une manière symbolique. Un focus particulier a été mis sur le rôle fondamental que joue la production alimentaire durable dans la promotion de la sécurité alimentaire et de la nutrition.

Les enjeux sont immenses : un tiers de de la production mondiale de nourriture est gaspillée, cela représente 1,3 milliard de tonnes par an !

En Belgique, cette question du gaspillage alimentaire se situe principalement au niveau des ménages et du secteur Horeca.  En 2014, Test-Achats révélait que « Chaque année, une famille belge jette jusqu’à 300 € de nourriture. » Cela fait 15 à 25 kg de produits alimentaires qui sont gaspillés par an, par personne !

Cette journée de sensibilisation a plusieurs objectifs : encourager à une consommation responsable d’abord, pousser à production durable ensuite. Cela fait écho à l’objectif 12 de développement durable de la déclaration afin de contribuer à une « Faim Zéro » et à lutter contre les changements climatiques.

Lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est avant tout un enjeux environnemental. Toute nourriture gaspillée a un bilan carbone important. C’est aussi un combat social et éthique : une personne sur huit dans le monde souffre régulièrement de la faim. En Belgique, ce sont ainsi environ 100 000 personnes qui dépendent directement de l’aide alimentaire pour leur subsistance (Molitor). C’est aussi, et bien entendu, un enjeux économique : une étude menée par le CRIOC en Belgique pour l’année 2008, estime que les pertes financières sont de 175 € par personne et par an !

La lutte se développe en un triptyque : la réduction des déchets, la réutilisation et la valorisation des invendus et des denrées alimentaires et enfin, le recyclage.

Bien entendu, la pandémie que nous vivons rend le contexte encore plus grave … Les conséquences de cette crise sur les populations partout dans le monde ont montré à quel point il est nécessaire de transformer et de rééquilibrer la façon dont nos aliments sont produits et consommés.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la fermeture lors du confinement de l’Horeca et des écoles ont contribué à une perte de marchés pour les producteurs et distributeurs, aggravant ainsi une situation déjà précaire, alors même que les niveaux de gaspillage alimentaire continuent d’augmenter. 

Nous avons connu aussi en début de pandémie un sentiment de panique chez les consommateurs causant une hausse des achats de produits alimentaires, qui en a gravement affecté les stocks. Par conséquent, les supermarchés – souvent des donateurs importants pour les banques alimentaires -ont eu du mal à garder leurs étagères approvisionnées et sont, encore parfois à l’heure d’aujourd’hui, incapables de faire des dons de nourriture. Pourtant, une grande partie de la nourriture achetée par les ménages n’a pas été consommée et s’est transformée en gaspillage alimentaire !

En cette journée de sensibilisation, soyons donc conscients de nos actes, de nos gestes. Pour le bien de la planète, par solidarité envers tous ceux qui ont faim, chez nous comme ailleurs et pour les enjeux économiques que cela représente.

Cette lutte contre les pertes et gaspillages de nourriture sont intimement liés à l’écosocialisme, au centre de notre action militante au Mouvement des Jeunes Socialistes. À nous tous d’agir !

22 août 2020 : jour du dépassement de la Terre

22 août 2020 : jour du dépassement de la Terre

Ce 22 août, c’est le jour du dépassement de la Terre

Cette date symbolique est calculée par l’ONG américaine Global Footprint Network pour nous sensibiliser aux enjeux climatiques et à la question de notre empreinte écologique.

Concrètement, cela implique que l’humanité est censée avoir consommé l’ensemble des ressources naturelles que la Terre peut produire ou régénérer pour une période d’un an. À partir de ce 22 août, nous vivrons ainsi à crédit, en puisant donc toujours plus dans les réserves non renouvelables de notre planète. Ce processus est irréversible et laisse une marque ! Nous consommons comme si nous avions 1,6 planète à notre disposition ! Depuis les années 1970, les choses s’accélèrent et chaque année, l’humanité vit à crédit !

Certes, ce calcul est imparfait, il ne représente pas une vérité scientifique absolue mais il a l’avantage de nous faire prendre conscience de l’urgence climatique et environnementale dans laquelle nous vivons.

Petite note positive, notre empreinte écologique a diminué de 9,3% en 2020, en grande partie grâce au confinement que nous avons subi suite à la pandémie. Les émissions de CO2 et les abattages forestiers ont eux aussi diminué cette année (de 14,5% et 8,4%) grâce à diverses mesures, mais ce n’est pas suffisant.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes est pleinement conscient de ces enjeux majeurs et nous devons réagir. Nous appelons de nos vœux à ce que le Gouvernement fédéral qui va, nous l’espérons, se former bientôt, prenne des mesures fortes pour la relance économique et pour la relance environnementale. Il n’est plus possible d’ignorer l’urgence climatique et la nécessité d’une politique durable et sociale. C’est pourquoi l’écosocialisme est plus que jamais à l’ordre du jour et est la solution d’avenir pour un lendemain pour vert et plus juste ! 

Proposition de décret de Défi !

Proposition de décret de Défi !

INSTAURATION D’UN EXAMEN D’ENTRÉE À L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE COURS DE REMÉDIATION OBLIGATOIRES

Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), le groupe parlementaire Défi a tablé une proposition de décret concernant l’instauration d’examens d’entrée à l’enseignement supérieur, ainsi qu’à l’instauration de cours de renforcement obligatoires pour ceux qui devraient rater à ces évaluations.

Nous, Etudiant Socialistes, nous opposons fermement à l’instauration de tout examen d’entrée à l’enseignement supérieur. Si l’objectif affiché de cette proposition est de réduire le taux d’échec des établissements wallons et bruxellois, celle-ci aura pour effet collatéral de renforcer la difficulté d’accès à l’enseignement supérieur, et ce disproportionnément pour les étudiants issus de milieux sociaux défavorisés, notamment à travers une série de biais psychologiques qu’elle contribuerait à institutionnaliser. De nombreuses études démontrent que les tests à l’entrée ne sont pas de bons indicateurs prédictifs de la réussite  ; il s’agit plutôt de faire croire à des étudiants qui ont le potentiel d’être brillants qu’ils « ne sont pas faits pour les études ». Additionnellement, nous craignons que cette proposition s’inscrive dans une dynamique politique de long-terme visant à restreindre plus fermement l’accès à l’enseignement supérieur  : l’instauration d’examens non-contraignants facilitant l’instauration, plus tardive, d’examens d’entrée contraignants.

Dès lors, ces examens réduiraient peut-être le taux d’échec des établissements de FWB, mais ces taux d’échecs réduits ne constitueraient que des artifices statistiques, de beaux nombres masquant l’inégalité structurelle sur laquelle repose notre société.

Nous, Etudiants Socialiste, nous opposons également à l’instauration de cours de renforcement obligatoires. Au-delà de l’aspect infantilisant, cette proposition ne prend pas en compte les difficultés sociales que peuvent rencontrer les populations étudiantes, et ne questionne pas les formes culturelles de domination qui existent au sein de l’enseignement supérieur. En effet, les jeunes qui devront suivre des cours de rattrapages sont soit des jeunes qui sortent d’écoles moins « prestigieuses », soit des jeunes qui n’ont pas une situation financière stable et du soutien académique auprès de leur famille (pas de parents diplômés par exemple), ou encore des jeunes qui ont besoin de cumuler études et travail pour subvenir à leurs besoins. Ajouter des cours de renforcement obligatoires complexifiera le parcours de jeunes défavorisés qui ne peuvent se permettre de rajouter des cours obligatoires à leur cursus ; ils constituent donc un nouveau rempart à l’accès aux études supérieures de jeunes défavorisés.

Afin de favoriser l’égalité des chances, nous soutenons l’instauration de cours de renforcement non-obligatoires dans tous les établissements de l’enseignement supérieur. Notre système d’enseignement doit permettre à tous les étudiants d’entamer leurs études supérieures avec les mêmes outils d’apprentissage. Dans ce but, il est urgent que les établissements d’enseignement supérieur proposent des cours de renforcement gratuits dans les matières-clés de chaque cursus. Ces cours pourraient être dispensés durant les deux premières semaines de l’année académique, et se feraient sur base entièrement volontaire. L’instauration éventuelle d’un test facultatif ne pourrait avoir qu’un caractère indicatif, visant uniquement à permettant aux étudiants qui le souhaitent d’identifier les lacunes à combler.

Nous déplorons que la proposition du groupe Défi élude complètement le nécessaire débat du refinancement de l’enseignement supérieur public en FWB, dont nous sommes certains qu’il contribuerait plus adroitement à la réduction du taux d’échec, sans pour autant également réduire le taux de participation aux études supérieures. Cette proposition élude également la question des inégalités en enseignement secondaire sur le territoire de la fédération, d’où nait une part non-négligeable de ces taux d’échec déplorables.

L’instauration d’examens d’entrée et de cours de renforcement obligatoires est en contradiction évidente avec le rôle primaire que nous attribuons à l’université : celui de former et non d’évaluer.

Covid-19: les étudiants ont besoin de votre soutien avant qu’il ne soit trop tard !

Covid-19: les étudiants ont besoin de votre soutien avant qu’il ne soit trop tard !

Mesdames et Messieurs les membres des instances de direction des établissements d’enseignement supérieur,

Chers membres du corps académique,
Madame la ministre de l’Enseignement supérieur,

Voilà déjà six semaines que le confinement a débuté et que les établissements d’enseignement supérieur sont fermés. Face à cette crise, il a été décidé de maintenir l’enseignement via des cours à distance. La suppression des cours en présentiel était la bonne solution. Depuis, le temps est passé et les étudiants subissent, bien malgré eux, les problèmes que cette nouvelle technique d’enseignement engendre.

Même si des mesures ont été prises, de nombreux étudiants se sentent toujours abandonnés par les autorités académiques. Les consignes données aux étudiants ne sont pas claires, les cours ne sont pas tous dispensés et manquent parfois de supports adéquats. À ceci, s’ajoute l’accroissement des inégalités entre les étudiants : nombreux sont ceux qui ne disposent pas du matériel informatique et ne bénéficient pas des conditions d’étude nécessaires pour suivre les cours correctement, et encore moins pour pouvoir envisager une session d’examens sereinement.

Le nombre de témoignages d’étudiants en situation de détresse psychologique ne cesse de croître. Les conseils étudiants des divers établissements en Fédération Wallonie-Bruxelles en ont ainsi récoltés des centaines. Alors que certains d’entre eux sont directement touchés par la maladie, et que d’autres vivent des situations familiales compliquées (ou sont extrêmement isolés), tous doivent faire face au stress lié à cet enseignement à distance et aux difficultés qu’il engendre. Dans de nombreux cours, des consignes relatives aux examens ont déjà été envoyées. Néanmoins, nous constatons avec regret que les difficultés des étudiants ne sont que trop peu prises en compte, que souvent les conditions d’évaluation sont très strictes, voire totalement discriminatoires, et qu’enfin, les cours ne sont que trop rarement adaptés à la situation que nous vivons.

En outre, dans certains cas, nous assistons avec consternation et incompréhension à la mise en place de dispositifs de surveillance des étudiants. Le caractère intrusif ces modalités d’évaluation pose question ; leur atteinte au droit à la vie privée et aux libertés individuelles des étudiants, aussi. Pourquoi la confiance ne serait-elle pas de mise dans pareille situation ?

Nous vous adressons donc cette lettre afin de vous demander de prendre des mesures fortes pour soutenir les étudiants. Nous ne disons pas non plus que rien n’a été fait. Nous savons que le caractère inédit de la situation est complexe pour l’ensemble des acteurs et sommes conscients que vous avez déjà adopté, parfois dans un très court laps de temps, de nombreuses mesures permettant de pallier plusieurs incohérences. Toutefois, ajouter une semaine blanche, donner plus de pouvoir aux jurys ou encore donner les informations liées à l’organisation des examens pour le 27 avril étaient, de notre point de vue, les prescrits minimums.

Il est maintenant impératif de prendre des mesures plus ambitieuses, de diminuer toute source de stress et d’inégalité causée par la situation actuelle et d’envoyer un signal clair au corps estudiantin. Le 27 avril est la date limite de remise des fameuses fiches ECTS qui reprendront, pour chaque cours, les conditions d’examens. Nous vous demandons donc de veiller à ce que ces huit dispositions particulières soient prises pour chaque cours, à savoir :

  1. Alléger la matière quand celle-ci n’a pu être vue correctement ;
  2. Ne pas autoriser des systèmes anti-triches non-fiables ou susceptibles de commettre des intrusions graves dans la vie de l’étudiant. Ces systèmes ayant été développés dans l’urgence, il n’existe aucune garantie de leur résultat, ni aucune balise pour le respect de la vie privée;
  3. Adapter les examens aux situations complexes que vivent les étudiants (privilégier les travaux et si la matière ne le permet pas, prévoir des examens à cours ouvert/oraux à distance), sans que cela ne représente une trop grande surcharge de travail pour les enseignant.e.s»;
  4. Développer considérablement le soutien psychologique accessible aux étudiants, afin de les aider à surmonter au mieux cette crise. Car, nous ne mentons pas, la santé mentale et psychologique des étudiants est en danger;
  5. En cas d’échec, ne pas compter cette année dans votre calcule de finançabilité. En effet, les conditions étant compliquées pour TOUS les étudiants, il serait bon de ne pas les pénaliser outre mesure en cas d’échec;
  6. Donner une note administrative pour tous les stages annulés;
  7. Reporter la remise des mémoires (et non pas uniquement de quelques jours);
  8. Annuler les pénalités pour des absences en cours obligatoires ou des travaux rendus en retard. Des annulations d’épreuves et des notes administratives doivent pouvoir être mises en place.

Mesdames et Messieurs, les étudiants poussent un cri de détresse, nous nous en faisons le relais. Il est temps de réellement prendre en compte les revendications étudiantes. C’est à vous de prendre les mesures, de donner les consignes aux établissements et professeurs. Vous ne pouvez pas laisser cette session de juin ressembler à un champ de ruines. Les étudiants ne doivent pas être abandonnés dans cette situation extrêmement difficile ; ils n’ont pas à pâtir de cette crise. Plus que jamais, les mots d’ordre doivent être la bienveillance, la solidarité et la souplesse. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles…

Mesdames et Messieurs, nous comptons sur vous pour trouver de véritables solutions dans l’intérêt des étudiants.

Veuillez recevoir nos salutations distinguées.

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