Proposition de décret de Défi !

Proposition de décret de Défi !

INSTAURATION D’UN EXAMEN D’ENTRÉE À L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE COURS DE REMÉDIATION OBLIGATOIRES

Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), le groupe parlementaire Défi a tablé une proposition de décret concernant l’instauration d’examens d’entrée à l’enseignement supérieur, ainsi qu’à l’instauration de cours de renforcement obligatoires pour ceux qui devraient rater à ces évaluations.

Nous, Etudiant Socialistes, nous opposons fermement à l’instauration de tout examen d’entrée à l’enseignement supérieur. Si l’objectif affiché de cette proposition est de réduire le taux d’échec des établissements wallons et bruxellois, celle-ci aura pour effet collatéral de renforcer la difficulté d’accès à l’enseignement supérieur, et ce disproportionnément pour les étudiants issus de milieux sociaux défavorisés, notamment à travers une série de biais psychologiques qu’elle contribuerait à institutionnaliser. De nombreuses études démontrent que les tests à l’entrée ne sont pas de bons indicateurs prédictifs de la réussite  ; il s’agit plutôt de faire croire à des étudiants qui ont le potentiel d’être brillants qu’ils « ne sont pas faits pour les études ». Additionnellement, nous craignons que cette proposition s’inscrive dans une dynamique politique de long-terme visant à restreindre plus fermement l’accès à l’enseignement supérieur  : l’instauration d’examens non-contraignants facilitant l’instauration, plus tardive, d’examens d’entrée contraignants.

Dès lors, ces examens réduiraient peut-être le taux d’échec des établissements de FWB, mais ces taux d’échecs réduits ne constitueraient que des artifices statistiques, de beaux nombres masquant l’inégalité structurelle sur laquelle repose notre société.

Nous, Etudiants Socialiste, nous opposons également à l’instauration de cours de renforcement obligatoires. Au-delà de l’aspect infantilisant, cette proposition ne prend pas en compte les difficultés sociales que peuvent rencontrer les populations étudiantes, et ne questionne pas les formes culturelles de domination qui existent au sein de l’enseignement supérieur. En effet, les jeunes qui devront suivre des cours de rattrapages sont soit des jeunes qui sortent d’écoles moins « prestigieuses », soit des jeunes qui n’ont pas une situation financière stable et du soutien académique auprès de leur famille (pas de parents diplômés par exemple), ou encore des jeunes qui ont besoin de cumuler études et travail pour subvenir à leurs besoins. Ajouter des cours de renforcement obligatoires complexifiera le parcours de jeunes défavorisés qui ne peuvent se permettre de rajouter des cours obligatoires à leur cursus ; ils constituent donc un nouveau rempart à l’accès aux études supérieures de jeunes défavorisés.

Afin de favoriser l’égalité des chances, nous soutenons l’instauration de cours de renforcement non-obligatoires dans tous les établissements de l’enseignement supérieur. Notre système d’enseignement doit permettre à tous les étudiants d’entamer leurs études supérieures avec les mêmes outils d’apprentissage. Dans ce but, il est urgent que les établissements d’enseignement supérieur proposent des cours de renforcement gratuits dans les matières-clés de chaque cursus. Ces cours pourraient être dispensés durant les deux premières semaines de l’année académique, et se feraient sur base entièrement volontaire. L’instauration éventuelle d’un test facultatif ne pourrait avoir qu’un caractère indicatif, visant uniquement à permettant aux étudiants qui le souhaitent d’identifier les lacunes à combler.

Nous déplorons que la proposition du groupe Défi élude complètement le nécessaire débat du refinancement de l’enseignement supérieur public en FWB, dont nous sommes certains qu’il contribuerait plus adroitement à la réduction du taux d’échec, sans pour autant également réduire le taux de participation aux études supérieures. Cette proposition élude également la question des inégalités en enseignement secondaire sur le territoire de la fédération, d’où nait une part non-négligeable de ces taux d’échec déplorables.

L’instauration d’examens d’entrée et de cours de renforcement obligatoires est en contradiction évidente avec le rôle primaire que nous attribuons à l’université : celui de former et non d’évaluer.

Covid-19: les étudiants ont besoin de votre soutien avant qu’il ne soit trop tard !

Covid-19: les étudiants ont besoin de votre soutien avant qu’il ne soit trop tard !

Mesdames et Messieurs les membres des instances de direction des établissements d’enseignement supérieur,

Chers membres du corps académique,
Madame la ministre de l’Enseignement supérieur,

Voilà déjà six semaines que le confinement a débuté et que les établissements d’enseignement supérieur sont fermés. Face à cette crise, il a été décidé de maintenir l’enseignement via des cours à distance. La suppression des cours en présentiel était la bonne solution. Depuis, le temps est passé et les étudiants subissent, bien malgré eux, les problèmes que cette nouvelle technique d’enseignement engendre.

Même si des mesures ont été prises, de nombreux étudiants se sentent toujours abandonnés par les autorités académiques. Les consignes données aux étudiants ne sont pas claires, les cours ne sont pas tous dispensés et manquent parfois de supports adéquats. À ceci, s’ajoute l’accroissement des inégalités entre les étudiants : nombreux sont ceux qui ne disposent pas du matériel informatique et ne bénéficient pas des conditions d’étude nécessaires pour suivre les cours correctement, et encore moins pour pouvoir envisager une session d’examens sereinement.

Le nombre de témoignages d’étudiants en situation de détresse psychologique ne cesse de croître. Les conseils étudiants des divers établissements en Fédération Wallonie-Bruxelles en ont ainsi récoltés des centaines. Alors que certains d’entre eux sont directement touchés par la maladie, et que d’autres vivent des situations familiales compliquées (ou sont extrêmement isolés), tous doivent faire face au stress lié à cet enseignement à distance et aux difficultés qu’il engendre. Dans de nombreux cours, des consignes relatives aux examens ont déjà été envoyées. Néanmoins, nous constatons avec regret que les difficultés des étudiants ne sont que trop peu prises en compte, que souvent les conditions d’évaluation sont très strictes, voire totalement discriminatoires, et qu’enfin, les cours ne sont que trop rarement adaptés à la situation que nous vivons.

En outre, dans certains cas, nous assistons avec consternation et incompréhension à la mise en place de dispositifs de surveillance des étudiants. Le caractère intrusif ces modalités d’évaluation pose question ; leur atteinte au droit à la vie privée et aux libertés individuelles des étudiants, aussi. Pourquoi la confiance ne serait-elle pas de mise dans pareille situation ?

Nous vous adressons donc cette lettre afin de vous demander de prendre des mesures fortes pour soutenir les étudiants. Nous ne disons pas non plus que rien n’a été fait. Nous savons que le caractère inédit de la situation est complexe pour l’ensemble des acteurs et sommes conscients que vous avez déjà adopté, parfois dans un très court laps de temps, de nombreuses mesures permettant de pallier plusieurs incohérences. Toutefois, ajouter une semaine blanche, donner plus de pouvoir aux jurys ou encore donner les informations liées à l’organisation des examens pour le 27 avril étaient, de notre point de vue, les prescrits minimums.

Il est maintenant impératif de prendre des mesures plus ambitieuses, de diminuer toute source de stress et d’inégalité causée par la situation actuelle et d’envoyer un signal clair au corps estudiantin. Le 27 avril est la date limite de remise des fameuses fiches ECTS qui reprendront, pour chaque cours, les conditions d’examens. Nous vous demandons donc de veiller à ce que ces huit dispositions particulières soient prises pour chaque cours, à savoir :

  1. Alléger la matière quand celle-ci n’a pu être vue correctement ;
  2. Ne pas autoriser des systèmes anti-triches non-fiables ou susceptibles de commettre des intrusions graves dans la vie de l’étudiant. Ces systèmes ayant été développés dans l’urgence, il n’existe aucune garantie de leur résultat, ni aucune balise pour le respect de la vie privée;
  3. Adapter les examens aux situations complexes que vivent les étudiants (privilégier les travaux et si la matière ne le permet pas, prévoir des examens à cours ouvert/oraux à distance), sans que cela ne représente une trop grande surcharge de travail pour les enseignant.e.s»;
  4. Développer considérablement le soutien psychologique accessible aux étudiants, afin de les aider à surmonter au mieux cette crise. Car, nous ne mentons pas, la santé mentale et psychologique des étudiants est en danger;
  5. En cas d’échec, ne pas compter cette année dans votre calcule de finançabilité. En effet, les conditions étant compliquées pour TOUS les étudiants, il serait bon de ne pas les pénaliser outre mesure en cas d’échec;
  6. Donner une note administrative pour tous les stages annulés;
  7. Reporter la remise des mémoires (et non pas uniquement de quelques jours);
  8. Annuler les pénalités pour des absences en cours obligatoires ou des travaux rendus en retard. Des annulations d’épreuves et des notes administratives doivent pouvoir être mises en place.

Mesdames et Messieurs, les étudiants poussent un cri de détresse, nous nous en faisons le relais. Il est temps de réellement prendre en compte les revendications étudiantes. C’est à vous de prendre les mesures, de donner les consignes aux établissements et professeurs. Vous ne pouvez pas laisser cette session de juin ressembler à un champ de ruines. Les étudiants ne doivent pas être abandonnés dans cette situation extrêmement difficile ; ils n’ont pas à pâtir de cette crise. Plus que jamais, les mots d’ordre doivent être la bienveillance, la solidarité et la souplesse. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles…

Mesdames et Messieurs, nous comptons sur vous pour trouver de véritables solutions dans l’intérêt des étudiants.

Veuillez recevoir nos salutations distinguées.

Pour nous, Jeunes Socialistes, la solidarité s’exprime par le financement d’une Sécurité Sociale qui protège efficacement l’ensemble population.

La Sécurité sociale est une construction collective qui consacre le principe d’assurance. Elle est née d’une volonté de solidarité portée par le mouvement ouvrier en vue de protéger la population contre les risques qu’elle rencontre.

Nous refusons et combattons aussi bien les politiques néolibérales que l’austérité qui guide les décisions du précédent gouvernement fédéral MR/NVA qui ont mis à mal notre modèle social. La crise du Covid-19 démontre la nécessité de doter nos hôpitaux publics de moyens suffisants pour gérer une crise sanitaire plutôt que de se retrouver dans une situation de saturation, cela a un coup, que la collectivité doit assumer sans faire porter cette charge sur les seuls travailleurs. 

Nous réaffirmons que les principes d’assurance et de solidarité sont les fondements de la protection sociale et nous n’acceptons pas que cela soit remis en question par ceux qui prétendent à tort que les mécanismes de solidarité doivent laisser place au tout-au-libéralisme. Ces principes d’assurance et de solidarité sont remis en question pour des raisons purement idéologiques par les néolibéraux, qui ont la volonté de privatiser des pans entiers de la protection sociale et de « marchandiser » les besoins sociaux. 

Les principes d’assurance et de solidarité sont compromis dans notre pays car notre protection sociale souffre de plus en plus du « définancement » imposé par le précédent gouvernement fédéral MR/NVA. L’insuffisance de lits disponibles, les appels à des dons privés pour financer des respirateurs illustrent les manques de l’idéologie libérale. Nous savons que chaque année, plus de 170 milliards nous échappe via l’évasion fiscale. En outre, certains usent et abusent des règles fiscales et privent, de manière illégale, l’État de recettes importantes : on parle de 30 milliards de fraude fiscale ! Pourtant, peu de moyen sont réellement mis en place pour récupérer ces sommes. Cela a un coût : celui du délabrement de notre sécurité sociale. Le nouveau modèle social porté par les socialistes doit donc avant tout renforcer la protection sociale. Non pas, évidemment, comme fin en soi mais parce que la protection sociale est un moyen de lutter contre la pauvreté et de redistribuer les richesses de manière plus équitable.

Pour le MJS, tous les types de revenus doivent participer au financement de la Sécurité sociale. En effet, actuellement, le financement de la Sécu repose à 75% sur les cotisations sociales prélevées sur les salaires. Par contre, les dividendes, les revenus locatifs ou encore la ventes d’actifs ne financent pas un sou de la sécurité sociale. C’est bien entendu TOTALEMENT injuste !

Le principe de base que nous défendons : celui de la proportionnalité qui prévoit que les épaules les plus fortes doivent supporter les charges les plus lourdes.

En règle générale l’État doit subvenir aux besoins de la Sécurité sociale. On le voit, la sécu n’est pas un budget comme un autre. Derrière ces montants gigantesques ce sont des milliers de vies d’hommes et de femmes. À cet égard, le MJS propose que l’État garantisse un financement stable et pérenne de la Sécu.

Les Jeunes Socialistes continuent d’affirmer que la médecine généraliste gratuite est la porte d’entrée principale dans le système de soins de santé, à ce titre, cette porte doit cesser d’être affaiblie.

La crise du Covid-19 démontre à suffisance le rôle essentiel de première ligne de nos médecins de famille. Pour les Jeunes Socialistes, une gestion optimale passe par une porte d’entrée principale des patients dans le système de santé. Compétent pour traiter une grande majorité des cas, le médecin généraliste est à même d’établir un diagnostic. Il prescrit le traitement adéquat. Lorsque cela s’avère, il oriente le patient vers le spécialiste.

Il est aussi essentiel aussi que le modèle actuel, centré sur une médecine curative soit remplacé par un modèle anticipatif, orienté sur la prévention. 

Pour la mise en œuvre d’un tel modèle le Mouvement des Jeunes Socialistes exige que plusieurs conditions soient remplies pour assurer sa réussite : un nombre suffisant de prestataires des soins de première ligne (médecins généralistes, dentistes, psychologues) ainsi qu’un nombre suffisant de gestionnaires et de membres de personnel d’accueil.

Face à la pénurie de médecins généralistes, les Jeunes Socialiste insistent pour qu’il soit mis fin au système des quotas défendus en dépits du bon sens par Maggie De Block. De plus, le soutien aux médecins généralistes qui s’installent dans les régions en pénurie doit être renforcé. Les hôpitaux sont quant à eux réservés aux pathologies qui nécessitent des soins spécialisés ou des techniques médicales spécifiques. Elément essentiel pour les Jeunes Socialistes, le nouveau modèle ne peut se construire qu’en concertation avec tous les acteurs concernés et non imposés pour répondre à des mesures purement budgétaires prises en raison du sous-financement structurel de la Sécurité Sociale. Il doit s’accompagner d’une planification basée sur la démographie des soignants, de leur activité réelle et du lieu de cette activité, d’une revalorisation de la médecine générale et d’une adaptation de la nomenclature actuelle.

Un système de santé plus efficient, oui mais comment ?

Pour que chaque euro investi par la collectivité dans les soins de santé le soit efficacement, il faut améliorer l’efficience générale du système. A cette fin, le projet d’avenir porté par les socialistes suppose un financement adéquat des soins qui incite à une utilisation rationnelle des ressources disponibles. Pour les socialistes, l’efficience du système de santé impose notamment le développement d’une politique sociale du médicament. Une telle politique sociale du médicament doit assurer l’accès aux médicaments à valeur ajoutée répondant aux besoins réels (prescription à l’unité, etc.), au meilleur prix pour la collectivité. Les médicaments essentiels à la santé doivent donc être considérés comme des biens publics et devraient être traités comme tels. Ils sont pourtant développés, produits et commercialisés par des entreprises privées avec des objectifs de rentabilité souvent en opposition avec les objectifs de santé publique et d’intérêt général. Le rapport de force est déséquilibré, l’industrie disposant du monopole sur les moyens permettant de sauver des vies et les systèmes de santé étant morcelés. La situation de monopole de chaque firme sur son médicament et la demande croissante des patients d’avoir accès aux innovations forcent les Etats à accepter des conditions financières injustifiées. Il en résulte que de plus en plus de médicaments ne sont plus finançables pour un nombre croissant de systèmes sociaux de santé en Europe, sans même parler des pays moins riches…

La docteure de Block et ses remèdes miracles !

La docteure de Block et ses remèdes miracles !

Pour son ministère, la Dre De Block a prescrit un remède de cheval : une saignée de 1,7 milliards d’euros dans la Sécu. La patiente a très largement souffert de cette cure.

Ainsi, le Gouvernement MR/N-VA a mené une politique de santé qui a clairement nui aux patients, aux hôpitaux et plus largement à tous les professionnels du secteur de la santé. Les soins de santé sont devenus plus chers, moins accessibles. Le prix de certains médications essentiels pour les patients chroniques ont explosé. Les restrictions budgétaires ont été pratiquées sans relâche, sans compter l’abaissement de la norme de croissance dans le budget des soins de santé. #MerciMaggie !

À cela s’ajoute, une mise sous pression du modèle de concertation, à la base de la sécurité tarifaire, qui a engendré une augmentation du nombre de prestataires non conventionnés. Et donc aussi une augmentation des suppléments d’honoraires facturés aux patients aussi bien pour une consultation au cabinet que lors d’une hospitalisation. Les plus pauvres d’entre nous n’ont plus les moyens de se soigner, la santé sous un gouvernement libéral est devenue un luxe réservé aux riches. Actuellement, 1 belge sur 4 reporte son traitement ! #MerciMaggie ! 

Le budget pharmaceutique a dérapé de près de 1 milliard d’euros entre 2015 et 2019. Le dépassement n’a été que partiellement résorbé : le Gouvernement Michel et la Ministre De Block laissent une note de près de 600 millions à charge du budget des soins de santé et de la Sécu ! Les cadeaux faits aux entreprises se sont faits sur le dos de nos soins de santé. #MerciMaggie !

Ce n’est pas tout :

  • Relèvement ou non-remboursement du prix de certains médicaments en augmentant la part à charge du patient de 9% en moyenne. 
  • Augmentation des prix des consultations chez les médecins spécialistes. 
  • Relèvement du plafond de l’intervention personnelle du maximum à facturer (limite des dépenses de santé à charge du patient). 
  • Suppression de l’obligation d’appliquer le tiers payant pour les malades chroniques. Réduction d’un demi-jour de la durée de séjour à l’hôpital pour les accouchements ordinaires.
  • Décision de désinvestir dans le Dossier Médical Global (DMG), qui permet aux personnes de 45 à 74 ans de bénéficier d’un bilan de santé dans le cadre d’une meilleure prévention.

#MerciMaggie !

Pour la Ministre De Block, la santé des flamands prime !

Le Gouvernement MR/N-VA a restreint l’accès aux études de médecine alors que la pénurie est une réalité en Wallonie. Il a balayé l’avis de scientifiques qui estimaient que plus de numéros INAMI devaient être attribués à la Wallonie. Il a imposé un filtre aux études de médecine et dentisterie à la Fédération Wallonie-Bruxelles et a fixé un verrou supplémentaire à la fin des études pour que les quotas ne puissent pas être dépassés. Avec des conséquences désastreuses pour les étudiants qui auront réussi 6 années d’études et qui ne pourront pas exercer la médecine. Mais aussi des conséquences désastreuses pour les patients, et particulièrement pour les patients francophones du pays, qui auront plus de difficultés à se faire soigner. #MerciMaggie !

Enfin, il a décidé que les quotas de médecins ne seraient désormais plus fixés en fonction des besoins mais uniquement en fonction de la population dans chacune des Communautés… on fait donc comme s’il n’y avait pas de pénurie de médecins en Wallonie ! #MerciMaggie !

Grâce à Maggie De Block, les pratiques médicales plus répandues en Flandre ont été favorisées par rapport à celles pratiquées en Wallonie : un moratoire a été imposé aux maisons médicales, dont le développement est plus important au Sud du pays. Un moratoire qui a finalement pu être levé, la Ministre de la Santé ayant bien dû reconnaître leur utilité pour l’accès aux soins des personnes les plus fragiles. La Ministre a tenté de restreindre le remboursement du dépistage du cancer du sein parce que les pratiques sont différentes en Flandre. #MerciMaggie !

La Ministre De Block complique la distribution de pilules du lendemain dans les centres de planning familial

Quelque 15.000 pilules du lendemain sont délivrées chaque année dans les plannings familiaux de la FWB. Se rangeant à l’avis de la ministre De Block, le Gouvernement refuse de permettre aux centres de planning familial de continuer à distribuer légalement la pilule du lendemain sans la présence d’un médecin et complique donc inutilement la procédure permettant aux femmes de disposer de leur corps.#MerciMaggie !

La presse s’est est fait largement le relais, si une casserole poursuit bien Maggie De Block ces dernières semaines, c’est bien ce que nous pourrions appeler « l’affaire des masques ».

 

Alors qu’un stock stratégique de masques avait été détruit suite aux ordres de la Ministre, elle n’a pas cru bon le renouveler pour des raisons bassement budgétaires, en jouant avec la santé de la population. Il était évidemment essentiel pour des raisons de santé publique que ce stock soit renouvelé, mais pourquoi ne pas avoir offert ces masques, avant la date de péremption, à des institutions qui en auraient eu l’usage ? Dans la famille De Block, attend-on la date de péremption de sa carbonade flamande pour ne pas la manger et directement la jeter à la poubelle ?

Quel manque de prévoyance, quelle manque d’anticipation de cette crise et que de preuves de mauvaises gouvernance de la part de la Ministre et de son Cabinet. Ministre qui se confond en excuses toutes les plus farfelues les unes que les autres. « C’est pas moi, c’est les autres… »

Alors que des gens meurent et que des milliers d’autres risquent leur vie chaque jour, la Ministre est incapable d’organiser un dépistage du personnel de première ligne et des patients d’une manière globale. Une ministre de la Santé devrait être le chef d’orchestre en cas de crise, celle qui donne le ton et donne le rythme. Madame De Block comment fausse note sur fausse note dans cette vraie cacophonie, elle n’est absolument pas la leader qu’elle devrait être.

Et que dire de ce mépris à l’égard de la communauté scientifique qui ose critiquer son approche laxiste en les appelant lâchement des « drama queens ».

 

Ou de ce manque total de transparence vis-à-vis des scientifiques, les épidémiologistes ont en effet dû batailler pour obtenir des informations essentielles ?

 

Plus grave, la Ministre a fait preuve d’un grave manque de considération face aux signaux d’alerte envoyés régulièrement par le personnel soignant.

Au final, la mauvaise gouvernance de Maggie de Block témoigne de son mépris absolu du personnel de première ligne. Elle met en danger non seulement le personnel soignant mais aussi les patients. C’est à se demander si elle n’a pas oublié son serment d’Hippocrate en tant que médecin…

 

Ce que nous demandons, en tant que Jeunes Socialistes, ce n’est pas la démission de la Ministre, qui serait de toute façon remplacée par un personnage libéral avec le même cabinet, mais un réel changement de politique en matière de santé. Pour que le patient compte, pour plus de solidarité, pour protéger les plus faibles et surtout pour un refinancement massif des soins de santé.

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